C'est parce qu'on prend la porte ?

vendredi 28 janvier 2011

Scarlette si Possible (Katherine Pancol)

-T'es sûre que tu ne veux pas partir avec moi ? demanda Martine alors qu'elles faisaient la queue pour enregistrer les bagages.
-Non. Je ne peux pas. Qu'est-ce que je dirais à Jean-Marie et à Farland ? 
-Tu leur dirais merde !
Juliette eut un petit sourire triste et ne dit rien. 


       De retour rue du Cherche-Midi, elle regarda la maison d'un autre oeil. La table du déjeuner n'était pas débarrassée. Jean-Marie avait laissé un mot : "Je suis au cinéma. Je rentre vers cinq heures."
Elle commença à débarrasser la table, lentement. Pensa, un instant, à aller retrouver Louis. RAcla une assiette, la posa dans le lave-vaisselle. Je suis nulle. 
Mais pourquoi ? 
Qu'est-ce qui s'est passé pour que j'aie une fuite et que toute mon énergie se tire ? 
Je ne vais pas recommencer cette vie de légume...A vingt-deux ans...
Vingt-deux ans ? 
Vingt-deux ans ! 
Elle appela Air France. Demanda à quelle heure était le prochain avion pour New York. On lui répondit que, suite à un incident technique, les passagers du vol de treize heures avaient été débarqués et l'avion cloué au sol. Il ne partirait qu'à seize heures. 
"C'est un signe", décida Juliette.
Elle reserva une place sur le vol de Martine. 
Fit ses valises à la va-vite. Enfournant livres, pulls, pantalons et jupes dans un sac. 
Passa vider son compte à la banque. 
Revint prendre sa valise et laissa un mot à Jean-Marie sur la table de la cuisine : 
"Celle qui ne veut pas mourir te salue..."

(ce n'est pas mon passage préféré, mais il est sympa quand même ^^)

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