C'est parce qu'on prend la porte ?

mercredi 30 juin 2010

It's gonna be fine... et cette petite voix qui te murmure à l'oreille que c'est un mauvais rêve ? Non laisse tomber, celle là elle est pas plus courageuse qu'un cafard, elle est juste là pour faire beau dans les films, pour que les héros soient pas seuls et desœuvrés. Pauvre pomme va. 
La seule voix qui vaut la peine d'être écouté, c'est celle qui tonne à ton oreille : celle là te laisse pas le temps de sombrer honey, et alors ? et alors rien. Demain ira mieux qu'hier. 


Je suis une fille normale. Dans un sens. L'apparence qui trompe mieux que les ailes d'un papillon. J'aime sourire, rire, pleurer. Mais... 
En fait, c'est l'unique raison pourquoi sourire aux gens dans la rue est tellement facile, et rassurant. Parce qu'une vieille dame me regarde et me dise en riant : "Mademoiselle, vous avez un beau sourire. Un sourire à croquer la vie." ou une jeune femme me choper la main en s'exclafant : "joli rouge ! Tu l'as déniché où ? ". Etc, c'est tellement plus gratifiant qu'un proche qui vous complimente sur votre dernière robe achetée en solde dans une petite boutique perdue et bien cachée. 
Non pas que ce soit le compliment qui fasse plaisir, mais plutôt le fait que vous n'êtes pas transparente. Si quelqu'un vous a remarqué dans la rue, c'est que vous vivez. Vous avez eu un minimum d'importance pour quelqu'un durant cinq minutes, le temps d'accrocher votre regard, de vous sourire, de vous adresser un petit geste de connivence. Et oui. Vous appartenez à une vie, la votre. Et puis cette instant passé disparaît, vous laisse seule sur le trottoir. Comme la drogue, premier effet poste injection : la joie, l'exaltation. Vous devez raconter ça à quelqu'un, c'est amusant non ? oui, il le faut : ça pourrait interesser quelqu'un... ah oui ? 
 Qui ? 
Autres effets ? Vous descendez de votre nuage, vous realisez que vous êtes en fait, seule. SEULE sur ce trottoir, seule autour de vous. Personne. Parce que pour une raison que vous ignorez, il n'y a pas de gens qui s'interessent à votre nouvelle rencontre, à ce sourire, à cette main qui vous a touché. 
Alors vous vous dites, comme pour vous réchauffer : oui mais, de toute façon ça ne regarde que moi. Pourquoi le raconter ? 
Simplement parce qu'au fond de vous y a une petite voix froide et réaliste qui vous annonce : parce que d'autres font ça avec leurs amis. ou simplement leurs connaissances. 
Ok.
Et vous, vous ignorez cette petite voix perfide, la saloperie n'est là que pour vous embrouiller. 
ET puis vous n'êtes pas seule, vous le savez ! Le problème c'est que vos amies ne sont pas Là présentement. C'est tout, alors la petite voix elle se tait et elle ne discute plus ! 
 Bon. Peu importe. Vous faites comme si. Vous rentrez chez vous,parce que vous n'êtes pas malheureuse pour autant, c'est une vérité. Oui, vous raconterez ça plus tard. Car ces expériences, ces instants que vous vivez, ils sont beau, ils sont réels et l'important étant de pouvoir juste un jour en faire partager un peu à quelqu'un quel qu'il soit. 
Et puis vous tombez par hasard, sur un mot, une expression, une photo, un instant, une invitation... quelque chose dans laquelle vous n'êtes pas conviée, ce ne serait pas important si ce n'était pas la première fois. 
Et alors la petite voix perfide attaque, trop contente de pouvoir parler. La surprise a fait main mise sur l'esprit, alors on la laisse parler, muette. 
Et là on comprend, instantanément ce qu'elle veut nous faire comprendre la fourbe, on se demande de quel côté elle se trouve ? On rage. On a envie de pleurer. On a envie de hurler. On se sent déroutée. 
Mais savez vous ? Lorsque j'ai pris le temps d'écouter ma jolie voix, ma douce voix qui me disait fermement cette vérité que je ne voulais pas accepter, j'ai alors réalisé une chose, j'ai pris conscience de ce vide. Ma vie est vide, mon corps est vide. ET devinez quoi ? Il y a tellement de vide que je n'en suis même pas triste. Et il y a tant de vide qu'il est habité, par ceux qui ne me trahiront jamais. puisqu'ils sont plus que ma chair qui elle même s'amuse à me jouer des tours. ET je ne ressens aucun chagrin, aucune peine vraisemblable, juste de la mélancolie (un mot simplement pour faire joli) et parfois de la nostalgie. Je suis alors l'animal taciturne qui jette un coup d'œil à ses souvenirs, admirant l'autre souriante, avenante, entourrée. Qui n'avait pas peur de dire j'aime pas. Ou encore d'affirmer ses goûts... Que lui est-il arrivé à celle là ? Était-elle trop fragile pour tenir la route ? Toujours est-il qu'elle s'est fait happée par trop de doutes, d'incertitudes, de difficulté, d'ignorance, de confiance, d'attention rejettée...de solitude. 

L'homme est un animal grégaire, il aime créer des groupes, des communautés, pour appartenir à ces groupes il faut valider un certain nombre de critères plus ou moins évident. Y en a qui ont déclenché des guerres pour ça. 
J'ai quitté mon groupe, pour découvrir le monde. J'ai rien vu du tout du monde, mais entr'aperçu une infime part des codes... je ne peux pas retourner sur mes pas maintenant que je suis sans groupes. JE vais et je viens, je vole...mais tu n'appartiens pas encore au monde, coquille vide. En cours de construction. On verra mieux ce que ça donnera demain... 

Ce n'est ni un coup de gueule, ni un coup de cœur. Ce n'est pas une plainte, ce n'est pas un mot adressé à qui que ce soit (d'une part parce que pour qu'il soit adressé à quelqu'un il faudrait que des gens lisent ce blog/ d'autre part je n'ai personne à blamer pour tout ceci...) , c'est une simple constation, froide et clair qui pour prendre tout son sens (car l'être humain à besoin de s'exprimer) doit être écrite, partagée...même si c'est avec personne...


Je suis aussi gourmande que j'en ai l'air, j'aime croquer la vie... alors mon sourire est-il à l'image de mon esprit fêlé ? 
J'ai envie de me dire que je suis destinée à un avenir peu ordinaire. 
Est-ce un crime ? Une erreur ? 
Je vous assure que je ne suis pas à éradiquer... 
;)

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